Et l'Italie non plus par la même occasion. Retour sur une soirée mémorable, à travers les yeux de Marco Van Basten, le sélectionneur des Pays Bas et ancienne gloire du football.
Vendredi, j'étais plutôt optimiste lorsque les bleus sont rentrés sur le terrain, conforté bien sûr par notre victoire probante sur les Champions du Monde en titre, et ce, malgré le retour de Thierry Henry. C'est un joueur revenchard après sa saison en demi teinte à Barcelone. Mais, ce n'est pas comme si il avait des passeurs derrière lui, Ribery à part. J'étais également agréablement surpris de la "toujours" présence de Malouda, l'ailier décélérateur des Bleus et de Chelsea.
Puis les choses sont allées très vite, et en notre faveur. Dans le jeu, les bleus ne se trouvaient pas et comme d'habitude, le joueur en possession du ballon n'avait aucune solution. De notre côté, nous arrivons à enchainer des passes dans un jeu en triangle tellement agréable à voir, car mine de rien, le football c'est encore plus beau lorsque ça joue. Nos supporters étaient ravis. Mais ils l'ont été encore plus lorsque nous avons doublé la mise sur une merveille de passe de Robben pour Van Persie, qui lui même avait reçu sur un plateau en or, un ballon manoeuvré habilement par Van Nistelroy qui a enrhumé Thuram et Sagnol décidemment en deça physiquement. Tout un symbole et qui a bien résumé le mal Français.
Au final, nous marquons 4 buts contre 1 pour la France. Nous avons toujours su prendre le pas sur une défense totalement hors service sujet.
Bref, vous avez pu lire tout ceci dans la presse, alors je ne retiendrais qu'une chose, c'est qu'avant d'aborder le dernier match contre la Roumanie, j'ai toutes les cartes en main pour mener les oranges au bout de la compétition. Conscient du potentiel de mon équipe, je ne doute pas que nous irons jouer la finale dans deux semaines à Vienne au stade Stade Ernst Happel.
Les Roumains ne sont pas passés loin de l'exploit face aux Italiens. Autant dire que Buffon a sauvé son équipe sur le penalty de Mutu. Il a par la même occasion permis aux siens de garder un espoir de qualification. Pour cela, il faudrait que Donadoni gagne son duel face à Domenech et que la Roumanie l'emporte contre nous.
Tout ces paramètres m'amène naturellement à me poser la question suivante. Je suis un gagnant, mais si il fallait choisir, faut-il mieux gagner un match de poule ou bien s'assurer d'une victoire finale, et pour cela éviter de donner une seconde chance aux équipes que nous venons de battre? Nous sommes qualifiés quelque soit notre résultat dans le troisième match, mais si nous prenons ne serait-ce qu'un point, nous devrons affronter l'éventualité d'une retrouvaille face aux Français ou aux Italiens en demi-finale (calendrier de merde aussi…).
Une chose est sûre, je vais faire reposer mes cadres.
Le sélectionnaire Batave a raison, si les Français ou les Italiens arrivent à se qualifier, ces derniers risquent de trouver des ressources mentales pour aller en finale et triompher.
Pendant ce temps, et en attendant les bleus (de France ou d'Italie), il faut rentrer chez soi.
